Description
Ma petite fille chérie,
Le monde éclate en mille morceaux,
Plus de rires vrais,
que des écrans qui mentent,
Plus de tradition,
que des chaînes dorées.
Obéis, consomme, tais-toi,
Et disparaît sans faire de bruit.
Plus tu t’effaces, plus ils sourient…
Dans leurs palais de fumée.
Ma petite fille, ne t’oublie pas !
Nourris ton âme, rallume ta voix,
La femme que tu es n’a pas besoin de guide,
Elle naît libre, elle aime sans se perdre.
Ma petite fille chérie…
Tes filles te remercieront d’être qui tu es.
Prends du temps pour toi, marche…pieds nus dans l’herbe,
Écoute le vent raconter tes rêves oubliés.
Sois douce, mais pas soumise,
Généreuse, mais jamais vide.
Car leur joie est une cage,
Leur paix, une illusion.
Toi, tu es rivière… feu… racine —
Ne te laisse pas casser.
Et si tu tombes, ce n’est pas ta faute,
C’est le poids du monde
sur des épaules trop tendres.
Mais relève-toi,
Pas pour eux,
Mais pour toi
Et Pour celles qui viendront après,
Et qui te verront debout —
Et qui oseront l’être.
Ma petite fille chérie…
Dans le bruit du monde, écoute ta lumière,
Elle ne s’éteint pas…
Elle grandit.
Et chaque pas vers toi…
Sauve une âme.
Sauve la tienne.
Jamais… jamais…
Ne t’oublies pas
Tes filles te remercieront d’être qui tu es…





