Description
Ils sont venus silencieux, dans la pénombre du soir,
Pas un bruit, pas un cri, juste leurs regards dans le noir.
Je les reconnais tous, l’un après l’autre, un à un :
Le peintre sans tableau, le poète sans aucun vers venu,
La voix jamais chantée, la danse jamais dansée,
L’amour qu’on a laissé, la main jamais tendue,
Le livre jamais écrit, le voyage jamais fait,
Et ce rêve d’enfant qu’on croyait trop parfait.
Refrain :
Debout autour de mon lit, les yeux pleins de douleur,
Vous me regardez mourir, sans un mot, sans une heure.
Vous murmurez : « Nous étions à toi, rien qu’à toi…
Et seul toi pouvait nous donner une voix.
Maintenant, nous mourons. Sans bruit. Sans éclat.
Tu emportes nos vies… dans ton dernier souffle, là. »
Il y avait ce violon posé dans un coin de l’âme,
Qu’un jour j’ai touché, puis rangé, faute de temps, faute de flamme.
Il y avait ce jardin que je voulais planter,
Mais j’ai toujours dit « demain », et demain n’est jamais venu.
Les rêves ont des visages, je les vois clairement :
Celui de l’inventeur, du sage, du vaillant,
Celui de l’errant, du guérisseur, du marin…
Tous en moi, jamais nés. Tous morts sans un destin.
Refrain :
Debout autour de mon lit, les yeux pleins de douleur,
Vous me regardez mourir, sans un mot, sans une heure.
Vous murmurez : « Nous étions à toi, rien qu’à toi…
Et seul toi pouvait nous donner une voix.
Maintenant, nous mourons. Sans bruit. Sans éclat.
*Tu emportes nos vies… dans ton dernier souffle, là. »
Et s’il était encore temps ? Non, le cœur bat trop lent…
Mais si tu m’entends, toi qui vis, qui rêves, qui sens…
Ne laisse pas tes dons s’endormir dans l’oubli.
Chaque rêve est un feu. Allume-le. Vas-y.
Car un jour, tu seras là, comme moi, sans recours,
Et tes rêves, debout, te diront : « C’était à toi… de nous donner le jour. »
Dernier refrain :
Debout autour de mon lit, ils s’éteignent avec moi,
Pas de cri, pas de haine… juste un long adieu.
Je ferme les yeux, le cœur lourd de regrets…
Et emporte avec moi… tous les mondes jamais faits.





