Description
Vous dites me voir, mais vos yeux sont voilés,
Vous tracez mes contours avec vos mots taillés,
Dans vos cases bien nettes, vous voulez me ranger,
Mais je ne suis pas celui que vous croyez modeler.
Vous tissez des filets avec vos attentes,
Des chaînes invisibles, des rôles imposés,
Mais je glisse entre vos doigts comme l’air du matin,
Je respire ailleurs — je suis déjà parti.
Élémentaire, simplement,
Je suis le vent, l’ouragan.
Élémentaire, profondément,
Feu, eau, terre — librement.
Vous ne me connaissez pas,
Je suis ce que vous ne voyez pas.
Élémentaire, simplement.
Je suis la pluie fine qui berce les nuits,
Et le déluge soudain qui brise les limites.
Je pleure sans honte, je crie sans peur,
Car mes larmes sont rivières, mes cris sont orages.
Je suis le volcan endormi sous la colline,
Et l’éruption qui déchire la ligne.
Ma colère est pure, elle nettoie, elle brûle,
Elle dit ce que le silence a tu.
Élémentaire, simplement,
Je suis le vent, l’ouragan.
Élémentaire, profondément,
Feu, eau, terre — librement.
Vous ne me connaissez pas,
Je suis ce que vous ne voyez pas.
Élémentaire, simplement.
Je suis la terre où tu as puisé ta racine,
La mère silencieuse, la source ancienne.
Tu marches sur moi, tu vis par mon don,
Mais oublies mon nom quand tu t’abandonnes au monde.
Et pourtant, je reste — calme, immense, vivante,
Pas une prison, mais une présence.
Je ne te retiens pas, je te porte, je te nourris,
Et quand tu tombes, c’est en moi que tu reviens.
Élémentaire, simplement,
Pas un masque, pas un serment.
Élémentaire, éternellement,
Vent, pluie, feu — librement.
Vous ne me connaissez pas,
Mais vous faites partie de moi, à jamais.
Élémentaire, simplement.





